Anaïs LAMOTTE et Tharindi MEEGODA (4è2), mai 2014

Ceci est une nouvelle fantastique.

Le Pantin.

C’était un soir d’automne, il faisait chaud. Revenant de chez ma cousine Sophie, je vis une ruelle encombré de bibelots.

Je m’approchais pour voir de plus près. C’est à ce moment là que je vis un magnifique pantin, qui me rappelait quand j’étais bébé.

Je le pris, et décidai de l’amener chez moi. Quand je fus rentrée, mon frère courut vers moi et me l’arracha des mains.

Je me mis à le poursuivre en lui criant de me le rendre. Avant que je ne puisse l’attraper, il s’enferma dans sa chambre.

Je donnais des coups sur la porte en lui hurlant de me le redonner. Il sortit enfin, et me le jeta à la figure, je le ramassai affolé de peur qu’il soit cassé. Par chance il avait pas une égratignure. De peur que mon frère revienne, je courus le cacher sous mon lit. Le lendemain, je ramenai mon pantin à l’école pour le montrer à ma meilleure amie. J’hésitais à lui parler. J’étais en colère, elle avait oublié mon anniversaire !

Je la vis venir vers moi en courant.

– Salut Siana, me dit elle joyeusement. Je ne lui répondis pas.

– Qu’est ce que tu as ?

– Il n’y a rien, juste tu as oublié mon anniversaire.

– Ah oui ! C’est vrai que tu faisais tes 12 ans. Je suis vraiment désolée.

J’ai complètement oublié. Je te ferai un beau cadeau. Tu m’en veux toujours ?

Je la regardais et lui souris.

– Non je ne t’en veux plus. Elle me serra si fort que j’en eu le souffle coupé.

– Tu as est la meilleure !

– D’ailleurs j’ai un truc à te montrer.

– C’est quoi ? Me demanda t-elle.

Je sortis délicatement mon pantin de mon sac. Cécile poussa un cri.

– Waouh ! Il est trop beau tu l’as eu pour ton anniversaire ?

Oui. Lui répondis-je honteusement. Car je ne voulais pas lui avouer que je l’avais trouvé dans une ruelle.

Je rentrai chez moi. A peine passée le seuil de la porte j’entendis une dispute entre mon frère et ma mère. Mon frère voulait le même pantin que moi. En passant devant la porte de la cuisine, je croisai le regard noir de mon frère. Je l’ignorai et je montai dans ma chambre pour faire mes devoirs. Je mis mon pantin sur mon bureau.

Je me sentis observée.

J’ouvris la porte brusquement. Je m’attendais à voir mon frère détaler en courant.

Mais il n’était pas là. Il m’avait s’en doute entendu me lever de ma chaise. La soirée se passa bien jusqu’au moment ou j’entendis des pas. Je ne fis pas attention, c’était sans doute mon frère qui voulait m’effrayer. Le lendemain je me réveillai en sursaut.

J’avais du faire un cauchemar. Je n’étais pas sûre car je ne me souvenais pas de ce qui s’était passé. Nous étions Samedi, donc j’avais toute la journée pour m’amuser avec mon pantin. Tout d’abord je le fis bouger dans tous les sens. Puis je le fis bouger ses lèvres, et je parlai en essayant de ne pas bouger les miennes.

Je commençais à peine à m’amuser, quand quelqu’un frappa à ma porte.

C’était mon frère.

Il ouvrit la porte et s’approcha de moi. Mon premier réflexe fut de cacher le pantin derrière mon dos tout en serrant. Mon frère me regarda d’un air innocent et me demanda :

Siana tu me prêts ton pantin ?

Tous d’abord, je le regardai douteuse. Mais mon frère avait pris un petit air triste et je le lui cédai :

– Tiens ! Prends-le ! Mais fais attention !

Merci ! Je vais te montrer comment faire le ventriloque, me dit-t-il en essayant d’installer le pantin sur son bras. Je regardais mon frère faire son numéro quand je vis le pantin me fixer, comme pour m’avertir… mais de quoi.

Soudainement je repris mes esprits. Je devais sans doute être sous le choc de mon cauchemar. Je regardais les lèvres de mon frère qui bougeaient à peine, quand le pantin me mordit. Mon frère lâcha mon pantin, se mit à rigoler, avant de partir en courant. J’étais en colère, mais je ne réagis pas. Je ramassai mon pantin. Il me regardait tristement.

Je décidai de ne pas me laisser faire, et de continuer mon entraînement.

Après avoir déjeuné, je remontai dans ma chambre je mis le pantin sur ma chaise et je lus un livre, petit à petit je m’endormi. Je fermais à moitié les yeux quand je vis le pantin se lever et s’avancer vers moi. Je relevai brusquement ma tête, mais le pantin était allongé par terre.

Comment s’était-t-il levé ? Peut être le vent… Non la fenêtre était fermée. Peut être une blague de mon frère…, je ne savais pas…

Tout a coup une chaleur me traversa. Cela pouvait être n’importe quoi…

mais je ne sais pas pourquoi je me disais que…que…comment dire…le pantin s’était levé ! Je me disais bien que c’était absurde. Un bruit de camion me réveilla de mon délire. Je me disais bien que depuis le matin, je n’avais plus toute ma tête.

Je me levai, et allai ramasser le pantin.

Cette fois ci le pantin avait un sourire sadique. Je remis le pantin sur ma chaise, et je descendis pour aller à la cuisine.

J’ouvris le frigo, mais je restai plantée là, sans rien faire. J’entendais un bruit de respiration derrière moi. Je me disais que c’était mon frère.

Je me retournai mais il n’y avait plus personne.

Juste le pantin étendu par terre. Je me mis en colère, je ramassai le pantin et j’allai chercher mon frère. Je le trouvai devant la télévision.

Je lui criai :

Qu’est ce qui te prend de me faire peur comme ça ?!

De quoi parle-tu ?

Oh, s’il te plaît ne fais pas l’innocent, lui répondis-je telle une furie.

Non, crois moi je ne sais pas de quoi tu parles me dit-il.

Il m’avait l’air si convainquant, que je restais là sans rien dire.

Mon frère me regarda, et reprit ses activités tout en m’ignorant.

Après cela, rien de bizarre ne se passa.

Cette nuit-là je dormis très mal. C’était une nuit pleine de cauchemars.

Et comme la précédente fois je ne m’en souvenais pas. J’ouvris les yeux il n’était que 8 heures du matin. J’essayais de me rendormir, quand je sentis quelqu’un monter sur mon lit, et attraper ma gorge.

C’était le pantin ! Il était monté sur moi et m’avait saisi la gorge.

Il essayait de m’étrangler ! Je me débattai et je réussis à me dégager.

Cette fois c’était sûr ce n’était pas mon frère.

Je me levai d’un bond, attrapai le pantin et allai dans mon jardin.

Dans le garage je cherchai une pelle, puis je retournai dans mon jardin et enterra le pantin.

Pendant une semaine mes cauchemars cessèrent.

Mais au début du week-end mes cauchemars reprirent.

C’était lui, le pantin ! Il allait revenir !

Posted on: mai 22nd, 2014 by Fanny Fleury-Bluteau